08 décembre 2010

Décembre

Décembre.

L'apaisement relatif du rythme général, le stress qui demeure, malgré tout. Les vacances commencent dans dix jours, c'est mon mantra. Je veux croire que cela résoudra les problèmes.

Un week-end auprès des cousines de l'Acrobate, quelques heures d'une douceur qui continue à me surprendre. Même la vilaine gastro qui a mis le petit bonhomme au tapis pendant tout notre séjour n'aura pas réussi à gâcher celui-ci. Je n'aimerais pas cette vie pour moi-même, mais je ne suis pas eux. Ils sont heureux, et c'est tout ce qui m'importe. L'amour ne demande pas l'identité, peut-être un minimum de similitudes. Je crois que malgré les bêtises et les débordements du schtroumpf, ils ont pris autant de plaisir que nous à ces retrouvailles trop longtemps différées par nos actualités respectives.

La volonté du papa de l'Acrobate que celui-ci ait un sapin à la maison pour les fêtes de fin d'année, mon refus initial. Le compromis finalement atteint : ok pour le sapin, mais alors, un vrai, un qui sente bon la résine (exit les Nordmann aseptisés) et qui ait encore ses racines, pour essayer de le faire reprendre après (et éviter que l'atmosphère surchauffée de notre appartement ne nous vaille de passer les fêtes avec un squelette de sapin complètement déplumé...). Nous n'avons ni jardin ni balcon, mais qu'importe ! il y a en bas de chez nous deux vasques pour l'instant garnies uniquement de mauvaises herbes...
Après avoir glané les décorations de-ci, de-là, l'achat hier midi d'un apies nobilis  qui a embaumé la voiture et que nous avons décoré de rouge et de blanc en famille, le soir venu. Si on m'avait dit qu'il y aurait un jour un sapin de Noël chez moi !...

La double attente de résultats, écrits d'un concours d'un côté, test d'accès à une formation de l'autre. La peur de l'échec, comme d'habitude, la peur d'avoir à affronter ce que j'imaginerai lire dans le regard des autres. Et puis, le souhait sincère d'avoir réussi, qui est quelque chose de tout à fait différent.

La neige, lourde et molle, qui tombe depuis plusieurs heures en un féérique mais handicapant ballet. Les appels successifs de l'Homme, parti en réunion à l'autre bout du département et coincé depuis le milieu de l'après-midi dans un trafic automobile qui patine et ne s'écoule plus. Sa décision de laisser la voiture en chemin pour parcourir à pieds les quinze kilomètres qui le séparent encore de la maison. Heureusement, il a réalisé en cours de chemin qu'il pouvait aller sonner chez quelqu'un et y trouver temporairement refuge. Pour autant, hors de question d'envisager de passer la nuit sur place : il pense réussir à rentrer plus facilement cette nuit ; je suis d'avis qu'il se trompe, mais il est des situations dans lesquelles il ne sert à rien d'essayer de discuter. Ce soir, je dînerai en tête-à-tête avec mon fils.

Décembre.

Où s'est donc enfuie l'année 2010, pour que je ne l'aie ainsi pas vue passer ?
Pourtant, c'est avec un mélange d'espoir et de soulagement que j'accueillerai 2011. Plaise au Ciel qu'elle soit plus clémente que celle-ci !...

Posté par MamzelleHerisson à 18:15 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Décembre

    Les mauvaises années laissent quelques traces mais aussi le plaisir de les voir s'éloigner dans le rétroviseur.
    Relax, profite un peu de ce que tu peux. Le verre à moitié vide est aussi à moitié plein ;o)

    Posté par plume, 09 décembre 2010 à 00:06 | | Répondre
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