18 octobre 2010

Réflexion(s)

Je ne viens finalement ici guère que lorsqu'il me faut poser les choses à plat, me défaire d'un surplus d'émotions, positives ou négatives. Etait-ce vraiment ainsi que j'avais envisagé cet endroit ? je ne sais pas.C'est ainsi qu'il a évolué, je l'accepte comme tel, en attendant que cela m'indispose et que je ne referme la porte sur ces idées et sensations lâchées.

La semaine dernière, une voix amie m'a dit que je me trouvais à une croisée des chemins, et qu'il me fallait soit agir pour me donner les moyens de changer ce qui m'indisposait, soit considérer que l'essentiel était ailleurs et m'accommoder de ce poil à gratter dans ma chemise en me concentrant sur ce qu'il m'offrait pour cet ailleurs - du temps, de la disponibilité, essentiellement.

Je ne me suis jamais perçue comme ambitieuse ; on me l'a d'ailleurs suffisamment reproché, dans une autre vie. En revanche, je pense être fière, j'aurais même écrit "orgueilleuse" si l'antique dictionnaire posé sur l'étagère derrière moi ne m'avait donné pour définition première "opinion trop avantageuse de soi-même, de son importance". En ce cas, non, vraiment, je ne pèche pas par excès d'orgueil.
Mais c'est vrai, je ne suis pas à une contradiction près, et je voudrais que les autres reconnaissent en moi une valeur que je ne m'accorde pas. Dans ces conditions, je renâcle à me voir reléguée d'autorité à des tâches de "petite main", dont je sais, au fond de moi, qu'elles n'utilisent pas à leur pleine mesure mes capacités intellectuelles. Est-ce là la cause fondamentale de mes problèmes de relations avec ma hiérarchie au cours des dernières années ? J'imagine , si j'essaye de me placer dans leurs chaussures, que je ne dois pas être une subalterne facile à gérer. Au fond, je voudrais être une collaboratrice, et non une subalterne - travailler sur un plan d'égalité tout en m'effaçant en termes hiérarchiques. Mais nous n'avons vraisemblablement  (logiquement ?) pas le même positionnement de la frontière entre les deux domaines...

L'automne s'installe, le rythme ne s'apaise pas, de nouveaux imprévus venant chaque semaine bousculer les plans péniblement élaborés. Je tergiverse, je procrastine, et pourtant je cours après le temps. Je crois qu'inconsciemment, mon choix est fait : je n'ai pas envie de me donner les moyens de changer la situation pour l'instant. Il faut croire que j'y trouve mon compte quelque part, que les choses n'ont pas encore atteint un degré d'insatisfaction tel qu'il me serait impossible de les tolérer plus longtemps.

Ma vie est ailleurs. A moi de définir cet ailleurs...

Posté par MamzelleHerisson à 16:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Réflexion(s)

    Analyse faite par vous même, donc: vous gardez le job et le considérez pour ce qu'il est, un gagne-pain. Mais il vous occupe 35h/semaine au moins. Sera ce supportable ? Vieux dilemne....

    Posté par Nane, 19 octobre 2010 à 08:20 | | Répondre
  • Je reviens régulièrement, peu ou prou, sur les mêmes thèmes de réflexion... mais je m'accommode finalement moi aussi assez bien de la situation, d'autatn plus que régulièrement elle m'apparait moins lourde... un jour peut-être, trouverais-je les choses suffisamment insupportables pour les bousculer réellement...

    Posté par lelutinperlimpin, 21 octobre 2010 à 13:16 | | Répondre
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